dimanche 8 novembre 2009

Georges Brassens, le poète

Je suis un inconditionnel de Georges Brassens. Depuis plus de 30 ans, j'écoute et je découvre Georges. Comment dire : je suis sensible au rythme de sa musique (seuls ceux qui ne connaissent pas ou peu peuvent croire que sa musique est "monotone"). Brassens est à la poésie ce que Iglésias - le père ! - est à la chanson d'amour qui dégouline... Allons, soyons sérieux. Sortez des "Chanson pour l'Auvergnat", des "Copains d'Abord" (Brassens se demandait le pourquoi du succès de cette chanson : il disait, avec sa modestie légendaire, que c'était du au rythme musical). Découvrez des textes comme "La Religieuse", "Saturne", "Comme une Soeur"... J'en aime tellement qu'il me faudrait citer les quelques 500 titres qu'a composés le sétois.
Brassens est resté fidèle à ses idées : s'il a moins 'bouffé du curé" sur la fin de sa vie, si il a participé à plusieurs émissions du très cureton Jacques Chancel, Brassens restait détaché des choses matérielles, et c'est là sans doute l'une de ses grandes qualités.
Pour les amateurs, un CD de Brassens peu connu, "Les Géants du Jazz jouent Brassens", avec la participation du "maître" - je sais, ni dieu ni maître... -.
Quant aux auteurs qui ont repris le grand Georges, ils sont légions : j'ai un faible pour Graeme Allwright, pour l'originalité de ces reprises, en anglais, et pour Maxime le Forestier, pour ces cahiers.
Pleins d'autres, comme Barbara, dans ces débuts, ou même Yannick Noah qui a fait une excellente version de "A l'eau de la Claire Fontaine".
A écouter sans modération...

samedi 7 novembre 2009

Graeme Allwright, un artiste à part

Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille

Ses chansons sont plus connues que l'auteur... Né en 1926 en Nouvelle-Zélande, Graeme Allwright a connu un gros succès dans les années 1970. En marge de tout le star système, ses chansons et reprises sont empreintes de poésie .
Il a repris de nombreuses chansons de Léonard Cohen (Suzanne, l'étranger...), repris des chansons de Georges Brassens en anglais, sur des airs plutôt jazz, dont une jolie version des Passantes (The Passers by), Les Copains d'abord (Buddies first of all...).
Dans sa discographie, de nombreux chefs d'oeuvre : Jolie Bouteille, la Ligne Holworth, Petit Garçon, Petites Boîtes, No man's Land...
Un auteur attachant, loin des sentiers battus et du show biz, à (re)découvrir.

Louis Pergaud ou la Guerre des Boutons

Louis Pergaud, vous connaissez. Si si, c'est celui qui a écrit la Guerre des Boutons.
Né en 1882, dans le Doubs, il était instituteur. En 1905, suite à la séparation de l'église et de l'état, Louis Pergaud refuse d'aller à la messe, et d'enseigner la religion catholique. Il démissionne de son poste d'enseignant.
Il se plonge dans l'écriture, publie en 1910 "de Goupil à Margot" - prix Goncourt 1910. En 1912, sort le roman qui l'a rendu célèbre, "La Guerre des Boutons", repris au cinéma par Yves Robert.
Louis Pergaud meurt en 1915, lors de la Grande Guerre.
Une association lui est consacrée : Association des Amis de Louis Pergaud
Vous pouvez aussi regarder ici.